Cette semaine, l’office a été préparé par un les frères et sœurs de la communauté en Pologne.

Texte de méditation

Extrait de la lettre des chrétiens d’Allemagne, Pologne et Ukraine aux chrétiens de l’Eglise orthodoxe de Russie
https://www.lettertorussia.eu (traduction effectuée par des frères de la communauté)


Sœurs et frères en Christ ! Il est difficile d’adresser ces mots en temps de guerre, alors que des frères et sœurs sont assassinés. Mais en tant que chrétiens, nous prions le « Notre Père » des deux côtés de la ligne de front. Nous croyons que Dieu a créé tous les êtres humains et qu’il n’a jamais cessé de les aimer, même lorsqu’ils sont devenus pécheurs et criminels.
La guerre signifie que l’agresseur et la victime ne peuvent plus se parler, ne peuvent plus se regarder honnêtement dans les yeux, ils se détestent et ne veulent plus avoir affaire l’un à l’autre. En temps de guerre, il y a un fossé entre nous où il n’y a pas de ponts, pas de relations, pas de dialogue face à face. Le Christ vainc la haine. Il a donné sa vie pour combler le fossé qui nous sépare.
Nous luttons pour mettre fin à la haine et au crime, mais pas contre des personnes qui, devant Dieu, sont nos frères et sœurs. En fin de compte, le pardon signifie tendre la main, offrir une relation renouvelée à l’auteur du crime.
Dans la tradition mystique, nous trouvons l’image de Dieu cachant son visage lorsqu’il pleure.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Seigneur notre Dieu, nous te demandons humblement le don de l’unité et de la paix dans tous les coins du monde où résonne encore le bruit de la guerre et où le frère lève la main sur son frère.
Aujourd’hui plus que jamais, nous t’implorons de donner la paix à l’Ukraine tourmentée, de mettre fin à la violence et d’apporter une lueur d’espoir à tous ceux qui souffrent de la guerre.

Seigneur, renouvelle les liens entre les nations et les communautés, réconcilie ceux que séparent l’hostilité et les préjugés.
Apprends-nous à reconnaître en chaque personne que tu mets sur notre chemin un frère et une sœur, enfants du même Père.

Seigneur, fortifie les chrétiens de Russie et d’Ukraine qui, malgré la violence, proclament la paix et en souffrent.
Donne-leur la persévérance, la foi et une confiance inébranlable en ta Providence.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par une fraternité des frères et sœurs de France Nord

Texte de méditation

Dernière lettre de Frère Roger
Lettre inachevée de Frère Roger du 16 aout 2005, le jour de sa mort

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » : quelle est cette paix que Dieu donne ?
C’est d’abord une paix intérieure, une paix du coeur. C’est elle qui permet de porter un regard d’espérance sur le monde, même s’il est souvent déchiré par des violences et des conflits.
Cette paix de Dieu est aussi un soutien pour que nous puissions contribuer, tout humblement, à construire la paix là où elle est menacée.
Dans son Évangile, en une fulgurante intuition, saint Jean exprime qui est Dieu en trois mots : « Dieu est amour. » Si nous saisissons seulement ces trois mots, nous irons loin, très loin.
Qu’est-ce qu’aimer ? Aimer, c’est pardonner, vivre en réconciliés. Et se réconcilier, c’est toujours un printemps de l’âme.
Chercher réconciliation et paix suppose une lutte au-dedans de soi-même. Ce n’est pas un chemin de facilité. Rien de durable ne se construit dans la facilité. L’esprit de communion n’est pas naïf, il est élargissement du cœur, profonde bienveillance, il n’écoute pas les soupçons.
Pour être porteurs de communion, avancerons-nous, dans chacune de nos vies, sur le chemin de la confiance et d’une bonté du cœur toujours renouvelée ?
Et, tout au long de l’existence, l’Esprit Saint nous donnera de reprendre la route et d’aller, de commencement en commencement, vers un avenir de paix.

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

Le 18 octobre 1685, le roi Louis XIV signe l’édit de Fontainebleau restreignant les libertés des protestants dans le royaume de France. Les écoles ferment, les synodes sont interdits, de plus en plus de Huguenots sont forcés à la conversion au catholicisme. Il faudra attendre la révolution française un siècle plus tard pour que la liberté religieuse soit proclamée en France.

Seigneur, nous te confions tout le travail de recherche historique et de commémoration qui aura lieu dans quelques jours à Fontainebleau. Que cet événement nous aide à continuer à nous rapprocher et nous réconcilier entre frères chrétiens, qu’il nous mène à rendre grâces pour le chemin déjà parcouru entre nous.

Courant septembre 2025, à l’occasion du millénaire du couronnement du duc Baleslas 1er comme roi de Pologne, la ville de Gniezno, a accueilli un événement œcuménique majeur : le Congrès pour la Paix. La paix est un don pascal que nous pouvons accueillir par le dialogue, la fraternité, la réconciliation et la prière.

Seigneur, tant de personnes souffrent de la guerre : les exilés, les personnes endeuillées, les blessés. La paix semble souvent bloquée et inaccessible. Que par ta grâce, des ennemis deviennent des frères.


En 1925, deux amis, le vicomte anglican Halifax et le prêtre catholique Français Fernand Portal entrent en dialogue, ce qui donne naissance aux Conversations de Malines. Un siècle plus tard, en septembre 2025, des commémorations ont pu avoir lieu à Malines en action de grâces pour le dialogue anglican-catholique qui a fait des pas de géant grâce entre autres à ces échanges fraternels.

Seigneur, merci pour ces amitiés tissées entre frères et sœurs de différentes confessions. Nous te prions particulièrement pour les frères et sœurs de la Communauté du Chemin Neuf qui ne sont pas catholiques romains. Que notre fraternité et mission partagées soient un signe authentique de ton Royaume.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

Cette semaine, l’office a été préparé par des frères et sœurs de la communauté à New York.

Texte de méditation

Discours de Sa Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée
Prononcé lors de la cérémonie d’accueil du Chemin Neuf et du lancement du programme “Community at the Crossing” à la cathédrale St-John-the-Divine

Même si nous sommes aujourd’hui présents avec vous en esprit, nous voulons faire référence au puissant symbole des portes ! Nous voulons, chers amis, voir votre communauté nouvellement implantée devenir une porte pour les jeunes adultes qu’elle formera à travers cette initiative et nous vous encourageons à aspirer à cela :
– Une porte vers le ciel et une porte vers le monde ;
– Une porte vers le cœur et une porte vers l’humanité et vers toute la création ;
– Une porte vers la nature compatissante de Dieu et une porte vers la nature communautaire de l’Église.
Telle est l’expression authentique du monachisme. […] Le monachisme n’a jamais existé pour lui-même, mais a toujours brûlé comme une bougie d’intercession auprès du Seigneur aimant pour la vie du monde.
C’est pourquoi nous espérons et prions pour que cette nouvelle maison du Chemin Neuf, située dans l’enceinte de la cathédrale Saint-Jean-le-Divin, devienne un lieu de contemplation et de consolation, une autre « porte de bronze » qui reflétera la lumière du Christ sur le monde et accueillera « tous ceux qui peinent et sont chargés, afin qu’ils trouvent le repos… Car [le Seigneur] est doux et humble de cœur » (Mt 11, 28-29).

Intercessions

A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances

La cathédrale St John the Divine à New York, en partenariat avec la Communauté du Chemin Neuf, a accueilli l’engagement de la troisième promotion de la “Community at the Crossing” (CATC) le dimanche 21 septembre. Cette nouvelle promotion compte 13 jeunes adultes venus de tous les États-Unis, ainsi que des participants internationaux venus du Japon et d’Inde. Représentant un large éventail de traditions chrétiennes, la promotion comprend des membres issus des Églises épiscopalienne, presbytérienne, luthérienne, catholique romaine, protestante et non confessionnelle.

Nous te confions, Seigneur, chaque membre de cette troisième promotion afin que leur cheminement commun, leurs différences d’origine et de tradition deviennent des sources d’apprentissage et de croissance, offrant un témoignage vivant de l’unité qui peut naître du dialogue et de l’hospitalité.

Le patriarche œcuménique Bartholomée, chef spirituel de 300 millions de chrétiens orthodoxes orientaux, a reçu le prix Templeton 2025 pour ses efforts pionniers visant à rapprocher les conceptions scientifiques et spirituelles de la relation entre l’humanité et le monde naturel, en rassemblant des personnes de différentes confessions afin qu’elles répondent à l’appel de la gestion responsable de la création.

Nous te confions, Seigneur, son travail accompli en partenariat avec d’autres leaders tels que des scientifiques, des universitaires, des politiciens et des différents représentants religieux des mondes catholique, juif et musulman, afin qu’il puisse mettre en avant les préoccupations environnementales comme moyen de prendre soin des membres les plus vulnérables de nos sociétés.


Les événements récents aux États-Unis ont mis en évidence la polarisation politique croissante et la fragmentation sociale dans ce pays, ainsi que leur incidence sur la capacité à mener un débat pacifique et à exprimer des divergences d’opinion de manière saine.

Seigneur, nous prions pour toutes les victimes de violences politiques aux États-Unis et à l’étranger. Inspire les dirigeants afin qu’ils trouvent des moyens d’apaiser les tensions et de s’écouter les uns les autres.
Nous te confions en particulier le travail des Nations Unies et leur important sommet de cette semaine.

Prière pour l’unité des Chrétiens

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)

« Le peuple juif demeure la racine vivante de la foi chrétienne. Nous voulons signifier cet attachement en priant pour les membres du peuple juif tous les premiers jeudis du mois. Nous croyons que cette intention est une source de bénédiction dans notre chemin vers l’unité entre les Églises. »

Texte de méditation

Texte écrit par un juif déporté et retrouvé dans les archives du camp de concentration d’Auschwitz

Paix à tous les hommes de mauvaise volonté !
Que la vengeance cesse, tout appel au châtiment et à la rétribution…
Les crimes ont dépassé toute mesure, tout entendement.
Arrêtons là le déchaînement de la violence.
Il y a déjà trop de victimes, trop de martyrs…
Aussi, Seigneur, ne mesure pas leurs souffrances au poids de ta justice, et ne laisse pas ces souffrances à la charge des bourreaux pour leur extorquer, leur imposer, une terrible facture.
Qu’ils soient payés en retour d’une autre manière.
Inscrit Seigneur en faveur des exécuteurs, des délateurs, des traîtres, et de tous les hommes de mauvaise volonté : le courage, la force spirituelle des autres, leur humilité, leur dignité, leur lutte intérieure constante, et leur invincible espérance, le sourire qui étanchait les larmes, leur amour, leurs coeurs brisés, qui demeurèrent fermes et confiants face à la mort même, jusqu’aux moments de la plus extrême faiblesse…
Que tout cela, ô Seigneur, soit déposé devant toi :
pour le pardon des péchés,
Rançon pour le triomphe de la justice,
et que le bien soit compté, et non le mal !
Et que nous restions dans le souvenir de nos ennemis
Non comme leurs victimes, non comme un cauchemar,
non comme des spectres attachés à leurs pas, mais comme des soutiens dans leur combat, pour enfin détruire la furie de leurs passions criminelles.
Nous ne leur demandons rien de plus.

Et quand tout cela sera fini, Seigneur, donne-nous de vivre,
hommes parmi les hommes,
et que la paix revienne sur notre pauvre terre : Paix pour tous les hommes de bonne volonté, et pour tous les autres…

Proposition de lecture

Shema Israel : Dt 6,4-9
Appel d’Abram: Gn 12,1- 4
Je suis celui qui est : Ex 3,13-15
Bénédiction : Nb 6,22- 2
7

Confession de foi antique : Dt 26,5- 9
Le premier commandement : Mc 12,28-34
La foi d’Abraham : Hb 11,8- 12
L’héritage du peuple d’Israël : Rm 9.1-5

Par exemple : Nombres 6,22-27 :
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Intercessions

R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !

1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel,
nous te prions pour la paix au Proche-Orient,
nous te prions pour tous les peuples qui habitent cette terre
où tu as choisi de nous rejoindre dans notre humanité.

2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères,
pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous.
(En signe de pénitence, nous restons quelques instants en silence.)
Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité
entre le peuple juif et les nations.

3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté,
donne ta joie au peuple juif
et garde-le fidèle à ton Alliance.

4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah,
donne la paix aux juifs croyants en Jésus.

5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver,
fais reposer ta bénédiction
sur les chrétiens qui sont d’origine juive.

6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Père de Jésus Christ,
toi qui as donné ton Fils bien aimé pour que tous soient un,
rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes.

7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as promis au peuple juif la venue du Messie,
toi qui as promis à l’Église le retour de ton fils.
Nous te louons et nous disons dans l’Esprit saint : « Maranatha, viens Seigneur ! »

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant,
écoute la prière de ton Église.
Toi qui as choisi Abraham et sa descendance
pour en faire les enfants de ta promesse,
conduis à la plénitude de la rédemption
le premier peuple de l’Alliance.
Fais que les nations de la terre
soient accueillies par grâce dans la famille d’Abraham,
et que toute la création, joyeuse, entre dans ton règne de paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.

« Le peuple juif demeure la racine vivante de la foi chrétienne. Nous voulons signifier cet attachement en priant pour les membres du peuple juif tous les premiers jeudis du mois. Nous croyons que cette intention est une source de bénédiction dans notre chemin vers l’unité entre les Églises. »

Texte de méditation

Le chemin plus long est plus court [Parsha Be-shalach].
Rabin Jonathan Sacks

Depuis : https://chidusz.com/parsza-parsha-beszalach-beshallach-rabin-rabbi-jonathan-sacks-komentarz-commentary-tora-torah/

Lorsque Pharaon libéra le peuple, Dieu ne le conduisit pas par le chemin qui menait au pays des Philistins, bien qu’il fût le plus court. Car Dieu a dit : « Afin que le peuple, à la vue des combats qui l’attendent, ne se repente pas et ne retourne pas en Égypte ». Dieu conduisit le peuple par un chemin détourné dans le désert vers la mer Rouge, et les Israélites sortirent armés du pays d’Égypte. (Exode 13,17-18)

Ce passage n’est pas facile à lire, même si, à première vue, son message semble évident et parfaitement logique. Dieu ne voulait pas exposer les Israélites à une bataille potentielle avec les sept nations de Canaan, parce que leur état mental – en tant que peuple récemment libéré – ne le permettait pas. (…)
Le Talmud raconte l’histoire de Rabbi Yehoshua ben Hanania, qui demanda un jour à un jeune homme assis à un carrefour quelle était la route qui menait à la ville. Le jeune homme désigna l’une des routes et dit : « Cette route est courte mais longue : « Cette route est courte mais longue. L’autre est longue mais courte ». Yehoshua ben Hanani choisit la première route et arriva rapidement à la ville, mais l’entrée de la ville était bloquée par des jardins et des vergers. Yehoshua revint donc vers le jeune homme en lui posant une question : « Ne m’as-tu pas dit que le chemin que j’avais choisi était plus court ? ». « Je l’ai dit. Mais je t’ai aussi averti que le chemin était plus long. » (…)
Il vaut donc mieux choisir le chemin le plus long qui mène à la destination, plutôt que le plus court qui ne peut que donner l’impression de mener n’importe où.
Le monde d’aujourd’hui est rempli de livres, de films et d’émissions promettant un succès rapide dans presque tous les domaines de la vie, de la perte de quelques kilos à la richesse et à la célébrité. L’idée de changement de vie symbolisée par le chemin choisi par Dieu pour les Israélites nous enseigne qu’il n’y a pas de raccourcis. Le chemin long est court et le chemin court est long. Il vaut mieux se préparer dès le départ à une longue marche, pleine de travail, d’échecs et d’impasses, en sachant qu’il faudra du courage, de l’endurance, de la persévérance et de l’obstination. Au lieu d’un pilier de nuage, ce sont des mentors qui vous guideront et des amis qui vous soutiendront. Cependant, le voyage est passionnant et il n’y a pas d’autre moyen. Plus il sera difficile, plus nous deviendrons forts.

Proposition de lecture

Shema Israel : Dt 6,4-9
Appel d’Abram: Gn 12,1- 4
Je suis celui qui est : Ex 3,13-15
Bénédiction : Nb 6,22- 2
7

Confession de foi antique : Dt 26,5- 9
Le premier commandement : Mc 12,28-34
La foi d’Abraham : Hb 11,8- 12
L’héritage du peuple d’Israël : Rm 9.1-5

Par exemple : Nombres 6,22-27 :
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Intercessions

R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !

1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel,
nous te prions pour la paix au Proche-Orient,
nous te prions pour tous les peuples qui habitent cette terre
où tu as choisi de nous rejoindre dans notre humanité.

2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères,
pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous.
(En signe de pénitence, nous restons quelques instants en silence.)
Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité
entre le peuple juif et les nations.

3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté,
donne ta joie au peuple juif
et garde-le fidèle à ton Alliance.

4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah,
donne la paix aux juifs croyants en Jésus.

5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver,
fais reposer ta bénédiction
sur les chrétiens qui sont d’origine juive.

6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Père de Jésus Christ,
toi qui as donné ton Fils bien aimé pour que tous soient un,
rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes.

7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as promis au peuple juif la venue du Messie,
toi qui as promis à l’Église le retour de ton fils.
Nous te louons et nous disons dans l’Esprit saint : « Maranatha, viens Seigneur ! »

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant,
écoute la prière de ton Église.
Toi qui as choisi Abraham et sa descendance
pour en faire les enfants de ta promesse,
conduis à la plénitude de la rédemption
le premier peuple de l’Alliance.
Fais que les nations de la terre
soient accueillies par grâce dans la famille d’Abraham,
et que toute la création, joyeuse, entre dans ton règne de paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.

« Le peuple juif demeure la racine vivante de la foi chrétienne. Nous voulons signifier cet attachement en priant pour les membres du peuple juif tous les premiers jeudis du mois. Nous croyons que cette intention est une source de bénédiction dans notre chemin vers l’unité entre les Églises. »

Texte de méditation

Le 15ème jour de Chevat est le Nouvel An des Arbres, appelé également Tou BiChevat.
par Naftali Silberberg, Adaptation de Chabad.org

Les juifs pratiquants l’ont célébré cette année les 12 et 13 février 2025. La Tou BiChevat marque le début de l’année agricole.
D’après la loi biblique, il existe un cycle agricole de sept ans qui s’achève par l’année sabbatique, la Chemitah. Lorsque le Saint Temple se tenait à Jérusalem, la première, la seconde, la quatrième et la cinquième année de ce cycle, les fermiers devaient prélever une seconde dîme de leur récolte et la consommer à Jérusalem. Cette dîme s’appelle Maasser Chéni, la Seconde Dîme, car elle s’ajoute aux dix pour cent qui sont donnés au Lévite. Les troisième et sixième année du cycle, la seconde dîme est donnée aux pauvres qui pouvaient la consommer où bon leur semble.
Il faut environ quatre mois pour que les pluies de la nouvelle année saturent le sol et les arbres et produisent des fruits
L’année sabbatique, aucune dîme n’est prélevée. Tous les produits de la terre qui poussent cette année-là sont sans propriétaire et quiconque peut les prendre.
Il était donc primordial de déterminer le moment où la nouvelle année débute pour les produits agricoles. Pourquoi cette date ? Dans l’espace méditerranéen, la saison des pluies commence à la fête de Souccot. Il faut ensuite environ quatre mois pour que les pluies de la nouvelle année saturent le sol et les arbres et produisent des fruits.
Le jour du « Nouvel An des Arbres » il est de coutume de consommer les fruits avec lesquels la Torah fait l’éloge de la Terre Sainte (Deutéronome 8, 8) : olives, dattes, raisins, figues et grenades.
Quand les juifs goûtent à l’un de ces fruits pour la première fois de la saison, ils récitent la bénédiction prévue pour les occasions joyeuses : « Bénissons Dieu de nous avoir « accordé vie, soutenus et permis d’atteindre ce moment. »

Proposition de lecture

Shema Israel : Dt 6,4-9
Appel d’Abram: Gn 12,1- 4
Je suis celui qui est : Ex 3,13-15
Bénédiction : Nb 6,22- 2
7

Confession de foi antique : Dt 26,5- 9
Le premier commandement : Mc 12,28-34
La foi d’Abraham : Hb 11,8- 12
L’héritage du peuple d’Israël : Rm 9.1-5

Par exemple : Nombres 6,22-27 :
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Intercessions

R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !

1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel,
nous te prions pour la paix au Proche-Orient,
nous te prions pour tous les peuples qui habitent cette terre
où tu as choisi de nous rejoindre dans notre humanité.

2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères,
pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous.
(En signe de pénitence, nous restons quelques instants en silence.)
Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité
entre le peuple juif et les nations.

3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté,
donne ta joie au peuple juif
et garde-le fidèle à ton Alliance.

4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah,
donne la paix aux juifs croyants en Jésus.

5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver,
fais reposer ta bénédiction
sur les chrétiens qui sont d’origine juive.

6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Père de Jésus Christ,
toi qui as donné ton Fils bien aimé pour que tous soient un,
rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes.

7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as promis au peuple juif la venue du Messie,
toi qui as promis à l’Église le retour de ton fils.
Nous te louons et nous disons dans l’Esprit saint : « Maranatha, viens Seigneur ! »

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant,
écoute la prière de ton Église.
Toi qui as choisi Abraham et sa descendance
pour en faire les enfants de ta promesse,
conduis à la plénitude de la rédemption
le premier peuple de l’Alliance.
Fais que les nations de la terre
soient accueillies par grâce dans la famille d’Abraham,
et que toute la création, joyeuse, entre dans ton règne de paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.